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Glace craquelée, pour une lumière cristalline

 

 

En Chine, l'écriture archaïque du mot "fenêtre" vient d'un dessin où l'on identifie deux composants principaux : le cadre et le treillage.

 

Lorsque l'architecte japonais 伊東忠太 mène ses recherches sur l'architecture chinoise au début du vingtième siècle, ce sont aussi ces deux composants qui ont retenu son attention et qui lui servent d'exemples pour démontrer la sophistication et la diversité des fenêtres chinoises comparées à celles existant au Japon ou en Europe.

 

La forme des cadres, par exemple, est décrite par lui avec les termes suivants : carré, cercle, ovale, papaye, fleur, éventail, calebasse, coeur, polyèdre, théière, etc. Quant à la forme du treillage, la variété en est encore plus impressionnante : carrés échancrés, carrés emboîtés, ossature de lampion, carrés emboîtés associés à l'ossature de lampion, etc.

 

Un exemple de fenêtre à motif "glace craquelée" est visible dans l'album Marée d'amour dans la nuit (éd. HongFei Cultures, 2008)

 

L'association étroite entre la fenêtre et la lumière (en particulier la lumière nocturne) est, là encore, renseignée par l'écriture chinoise. Dans l'antiquité, le mot "clarté" est formé par la juxtaposition de deux caractères : "fenêtre" et "lune".

Ci-contre : l'écriture archaïque du mot "fenêtre". Aujourd'hui il s'écrit  et se prononce chuang.

 

Ci-contre : l'écriture archaïque du mot "clarté". Aujourd'hui il s'écrit  et se prononce ming.

 

 

 

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image : détail dune planche réalisée par Mélusine Thiry pour l'album Marée d'amour dans la nuit (éd. HongFei Cultures, 2008) 

© HongFei 2008 | actualisé : 08.05.2008


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